La réalité virtuelle à but pédagogique.
« La finalité de la réalité virtuelle est de permettre à une personne (ou à plusieurs) une activité sensori-motrice et cognitive dans un monde artificiel, créé numériquement, qui peut être imaginaire, symbolique ou une simulation de certains aspects du monde réel. » (1)

Dés 1938, Antonin Artaud, écrivain français, décrit le théâtre comme « la réalité virtuelle », même si la notion de réalité virtuelle est implicitement utilisée par Platon (allégorie de la caverne) et Réné Descartes (discours de la méthode). Mais c’est Jaron Launier qui en, 1985, désigne la réalité virtuelle comme « un espace de représentation réaliste, tri-dimensionnel, calculé en temps réel, immersif. » (2). La RV peut être définit comme un condensé de technologies informatiques et électroniques qui permettent le développement d’environnements virtuels en trois dimensions où l’usager est immergé en temps réel grâce à l’utilisation d’un maximum de ses sens (cela variant en fonction du système et du but de l’immersion). De ce fait, la RV permet en particulier de montrer des aspects non visibles de la réalité et/ou de représenter de façon concrète des savoirs abstraits. Pour ses qualités, la RV est utilisée en éducation et en formation. Comme l’ histoire, où elle permet la reconstitution de la vie dans des époques passées, l’aviation ( simulateurs de vol), l’armée(simuler un exercice)… La RV peut intègrer de réelles fonctionnalités pédagogiques telles la gestion de parcours, la génération d’exercice, l’évaluation en temps réelle de la conduite,…
Ses avantages:
La RV permet de former les individus, à une tache précise, dans conditions très proches de la réalité en éliminant un certain nombre d’inconvénients, puisque que l’on choisi les paramètres environnementaux de la simulation. Elle donne aussi la liberté aux utilisateurs de s’immerger dans un environnement logique (par rapport à la tache à accomplir) et d’y vivre une expérience sensori-motrice multimodal, rendant leurs apprentissages proche d’une situation concrète dans un environnement réel. C’est vrai équilibre entre théorie et pratique. Elle scénarise toutes les formes d’apprentissage selon la complexité requise et elle permet de conserver et de capitaliser les savoir-faire. La diminution du coûts par rapport à une réelle expérimentation peut être prise en compte. Il est logique qu’il est plus facile de former « virtuellement » un astronaute à son poste de pilotage que de l’envoyer régulièrement dans l’espace. La RV permet (encore en fonction de l’objectif de son utilisation) de supprimer les risques d’accidents corporels, de manipulation de produits dangereux,…
Ses inconvénients:
Des difficultés dans la réalisation technique et dans les supports de diffusion et de simulation (cave, écran, capteurs,…) qui coûtent chères et qui sont encombrant. Il peut il avoir un certain décalage entre l’expérience sur un terrain virtuel et sur celui réel. Dans les situations réelles, la capacité à se concentrer et à faire bien sa tâche peut être induite par l’existence de risque, de la conscience, de la présence des autres et du savoir que tous les actes entrepris ont un effet sur le réel. Pour finir, il faut savoir que la réalité virtuelle n’est pas exempte de tout risque sanitaire. Certaines interfaces peuvent être à l’origine de conflits sensoriels et de malaises.
Références:
(1)INTRODUCTION À LA RÉALITÉ VIRTUELLE
Bruno Arnaldi, Philippe Fuchs et Pascal Guitton
(2)Réalité virtuelle
wikipedia
(3)Groupe de Travail Réalité Virtuelle
(CNRS / Ministère de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie)
LA RÉALITÉ VIRTUELLE : UN MÉDIA POUR APPRENDRE
Daniel MELLET D’HUART
Mémoire et gestes
» Gesture relies on visual and mimetic imagery to convey an idea holistically, whereas speech conveys meaning discretely, relying on codified words and grammatical devices. » (1)
L’expression corporelle est peu utilisée à l’école, pourtant l’auditf et le visuel ne sont pas les seuls sens qui favorise l’apprentissage et la rétention. La gestuelle permet surtout de mieux transmettre son message. En fait, c’est que les auditeurs sont souvent mieux à même de saisir le message transmis, lorsque ce message est transmis dans le geste. Par exemple pour nos bambins. Avant de maîtriser le language autre que « aggghhh, gloooug,arrrhhh… » ils communiquent avec les gestes. C’est la même lors d’une discussion avec un individu qui ne parle pas votre langue (et dont vous ne parlez pas la sienne), vous communiquez par le mimétisme!
Lorsque les gens parlent avec les gestes, ces gestes souvent le reflet de leurs pensées qui ne sont pas exprimés par dans leur discours. Lors d’un speech, d’une conversation,…. la communication s’effectue donc sur deux plans distincts: la communication verbal et la non-verbal. La non-verbal comporte plusieurs critères: l’environnement dans lequel il s’exerce, le comportement gestuel de/des auditeur(s) et du/des acteur(s), la frontière entre émetteur(s) et récepteur(s),… Ignorer cette forme de communication, c’est ignorer, une partie de l’information devant être transmise. Susan Goldin-Meadow et Susan M. Wagner, de l’université de Chicago considèrent que la gestuelle pourrait changer considérablement le cours de l’apprentissage dans sa diffusion et sa rétention (2). C’est à dire que l’acte gestuelle serrait autant efficace pour l’enseignant que pour l’apprenant.
Les gestes des enseignants, produisent au cours de l’enseignemant, aident les enfants à comprendre les mots qui accompagnent ces gestes. Comme on l’a dit précédemment ses sont le reflet de sa pensée voulant exprimée.
D’après les expériences de Susan Goldin-Meadow et Susan M. Wagner, les gestes nous permettraient d’extérioriser nos pensées pour acquérir une processus intellectuel plus efficace. Par exemple, lorsqu’on écrit un problème de math, on réduit l’effort cognitif en libérant des ressources qui peuvent être ensuite utilisées pour résoudre le problème. De la même façon, le geste peuvent extérioriser des idées et ainsi faciliter le mécanisme cognitif. Dans Hand Gestures Dramatically Improve Learning, Susan Wagner Cook démontre que « les enfants à qui on a demandé de gesticuler lors de problèmes mathématiques étaient jusqu’à trois fois plus aptes à se rappeler ce qu’ils avaient appris que ceux qui n’avaient pas gesticulé. » (3)
Depuis maintenant plusieurs années, des travaux sur l’éducation kinesthésique sont entrepris par Paul Dennison, docteur en sciences de l’éducation, et de sa femme Gail, danseuse et artiste. L’éducation kinesthésique propose une approche pour « stimuler ses compétences par des activités: mouvements de Brain Gym (améliorer l’apprentissage de l’enfant à l’école, travail au bureau…), artistiques (crayonnage en miroir, dessin, jeux de rôle), éveil et expression corporelle (danse, musique, coordination, motricité),… » (4) . Le terme « Brain Gym » lui, désigne un ensemble de 26 mouvements ayant pour but de stimuler le cerveau pour le stockage optimal et la récupération de l’information. Malgré que son fondement théorique soit remise en cause par de nombreux scientifiques, cette technique est utilisée dans de nombreuses écoles canadiennes et britanniques.
Les objectifs du Brain Gym:(5)
développer les compétences de l’apprenant
gerer son stress, d’optimiser ses performances
promouvoir jeu et joie d’apprendre,
faire ressortir l’intelligence innée de chacun
mettre en avant la capacité à observer (et utiliser plus) nos besoins,
encourager l’auto-responsabilité
stimuler créativité et expression de soi,…
References:
(1)Susan M. Wagner
How our hands help us learn
(2)How our hands help us learn
Review TRENDS in Cognitive Sciences Vol.9 No.5 May 2005
Susan Goldin-Meadow and Susan M. Wagner
University of Chicago, 5730 South Woodlawn Avenue, Chicago, IL 60637, USA
(3)Hand Gestures Dramatically Improve Learning
25 juillet 2007
(4)Alternative pour mieux apprendre
Ekopédia
(5)Qu’est ce que l’Éducation Kinesthésique et le Brain Gym
The Role of Gesture in Learning: Do Children Use Their Hands to Change Their Minds?
JOURNAL OF COGNITION AND DEVELOPMENT, 7(2), 211–232 Copyright © 2006, Lawrence Erlbaum Associates, Inc.
Susan Wagner Cook and Susan Goldin-Meadow University of Chicago
La mémoire
« Mémoriser, c’est être attentif à ce que l’on perçoit (en le voyant, le décrivant, le manipulant) puis en générer une image mentale (visuelle, auditive, kinesthésique) qui simule un lieu et un moment où on a besoin de ce qu’on a perçu (c’est l’évoqué d’avenir). » (1)

Pour pouvoir retenir une connaissance, il faut acquérir deux objectifs: la connaître et s’engager à la réutiliser dans un certain futur. La meilleure solution pour retenir quelque chose, c’est de se mettre en situation d’utilisation lors de l’apprentissage. C’est d’ailleurs un processus utilisé par les comédiens lors de l’apprentissage d’une pièce de théâtre. En effet, l’acquisition et l’organisation d’une telle masse d’information à retenir par les comédiens, vient du fait des nombreuses répétitions en situation (sur la scène) qu’ils font.
La mémoire n’enregistre que des structures organisées, même si, à l’inverse, le mécanisme de stockage de l’information peut nous paraître déstructuré. Cela veut dire que l’on retiendra plus facilement un ensemble cohérent d’informations que des informations « isolées ». Il est dons conseillé d’apprendre et de maitriser d’abord le plan d’une leçon avant de s’attaquer à son contenu.
La mémoire est multi-forme. Il existe autant de mémoire que de sens.
Mémoire visuelle (peintres, …)
Mémoire auditive: (musiciens,…)
Mémoire gustative:(cuisiniers, …)
Mémoire olfactive: (parfumeurs, …)
Mémoire Kinesthésique (danseurs,…)
Plus la collaboration et la participation de ces mémoires sont mises en oeuvre de façon cohérente, plus la rétention sera efficace.
La mémoire fonctionne de façon discontinue. L’exemple du chien de pavlov illustre bien cette caractéristique de la mémoire.
Chien de pavlov (2)
Quand plusieurs fois de suite vous donnez une friandise à un chien après avoir fait sonner une clochette, on constate qu’assez vite le chien se met à saliver au seul son de la clochette. Si l’on continue à faire sonner la clochette sans donner la friandise tant attendue, le chien cesse rapidement de saliver. Sauf qu’après quelques jours de repos, il recommence à saliver au seul son de la clochette : l’apprentissage qui semblait avoir été oublié, effacé, n’était en fait que bloqué. »
Le blocage évoqué existe dans l’espèce humaine, il est donc conseillé de faire ponctuellement, des rétrogradations vers des savoirs acquis. C’est à dire de revoir ses acquis de temps en temps.
La mémoire dépend de notre état affectif, donc on retient plus facilement et plus rapidement quelque chose que l’on trouve plaisant et intéressant, et vice-versa.
La conduite à adopter pour mémoriser un savoir: (1)
1. Je me donne le projet de retrouver dans l’avenir ce que je vais percevoir, et je me fais confiance.
2. Je perçois ce qui est à mémoriser (je vois, je me le décris, je le touche ou manipule).
3. J’évoque (je re-vois, je ré-entends, je ré-cite, je manipule dans ma tête) l’objet à mémoriser en m’imaginant une situation où j’aurais à le retrouver.
4. Je vérifie que mon évocation soit fidèle au percept.
5. J’imagine des questions que l’on peut me poser .
6. Je recommence si besoin est.
Apprendre ou transmette un savoir par coeur est chose difficile., néanmoins il existe différents procédés qui peuvent faciliter cette tache. Les astuces mnémotechniques apparaissent comme une des solutions les plus adaptées. Même si la plus part du temps, les effets peuvent être de courte durée, c’est le mécanisme qui est intérréssant. Son processus se décline en trois organes: l’immagination, l’association et l’emplacement.
Immagination: Plus vous imaginez et visualisez une situation forte associée à un savoir à acquérir, plus la situation restera gravée dans votre esprit et vous serrez capable de la restituer (donc de restituer le savoir acquis).
Association: C’est la capacité d’associer un savoir à une chaîne d’éléments semblables. C’est à dire que vous liez la connaissance à retenir avec des ensembles (textes, images, sensations,…) assimilables. Vous créer donc une harmonisation sur le plan Vagok (sens Visuel, Auditif, Gustatif, Olfactif, et Kinesthésique) autour de la connaissance.
Emplacement: L’emplacement vous permet d’une part de créer un contexte cohérent dans lequel placer les informations semblables et d’autre part de distinguer les moyens mnémotechniques les uns des autres.
Références:
(1) Le geste de mémorisation en Gestion Mentale
ROULOIS Pascal
26 août 2010
(2)Apprendre et retenir : les défis de la mémoire.
17 août 2003
Techniques de mémorisation
François Guité
29 janvier 2006
Le numérique de demain, selon Joel De Rosnay
« Il apparaît déjà comme certain pour la plupart des prospectivistes en matière d’éducation que les systèmes éducatifs et d’apprentissage représenteront un des secteurs majeurs de l’Internet de demain. » (1)
Joel De Rosnay, prospectiviste français connu et reconnu, est spécialisé dans le milieu du numérique et du biologique. Dans son ouvrage 2020 scénarios du futur, il nous décrit les avancés technologiques qui se produiront dans la prochaine décennie.
Si le XIX et XX siècle ont étés consacrés à la conquête de l’infiniment grand, le XXI siècle sera consacré à la conquête du microscopique et de l’immatériel. Au cours de ces prochaines années, nous verrons la démocratisation des environnement clicable, où l’usager sera placé à la frontière entre réel et virtuel. Par exemple: « notre téléphone, muni d’un récepteur GPS et d’une puce « boussole », permettra de recevoir des informations sur notre environnement immédiat. C’est à dire, par exemple, qu’au cours de la visite des anciens quartiers d’une ville, il suffira de pointer son téléphone vers un monument pour obtenir en temps réel, sur l’écran, l’information touristique correspondante. » Ou alors dans une boutique, « il suffira au gestionaire d’appuyer sur un boutton pour changer les prix affichés sur les étiquettes ».
Les environnement proactif feront leurs apparitions. L’usager ne modifira pas un certains nombre de parametres pour constituer son environnement selon ses besoins, mais l’environnement autour de lui se modifira automatiquement gràce à une annalyse des paramètre biologique de l’individu détecté. C’est à dire que la technologie sera capable d’ annalyser les comportement d’un utilisateur et de façonner l’environnement autour de lui grâce à cette analyse.
L’apparition des objet communicant ne fait qu’émmerger. L’ homme sera le chef d’orchestre de ses objets. Objets qui communiquerons entre eux pour satisfaire les désirs de l’Homme.
L’édition fera un grand pas au cours de cette décénnie. Plus de « manuel » statique! Dictionnaires, Atlas, encyclopédie, roman,… seront en perpetuel évolution, c’est à dire que des mises à jour seront faites automatiquement sur les supports de diffusion.
La personnalisation est la clé du futur. En effet demain, l’éducation, le suivit médical,… seront personnalisés en fonction des paramètres humain de l’individu. Par exemple un patient pourra etre suivit médicalement en temps réels, donc il pourra de façon synchrone obtenir des informations sur son état de santé.
Logiquement, l’homme de demain sera « extériorisé ». C’est à dire qu’il possédera différentes prothèses qui s’interconnectent entre elles pour « faciliter » sa vie quotidienne. Pourquoi logiquement ? Car depuis la nuit des temps, l’homme recherche l’externailsation. Pour remplacer le poing et le bras il invente le marteau, pour externaliser sa mémoire il utilise l’écriture, pour l’oeil il se sert de l’appareil photo,…Nous nous dirigeons donc vers une symbiose entre l’homme et la machine. Ce n’est pas de la science fiction, on est vraiment sur le points de vivre une communication différentes, plus proche entre l’homme et la machine. Et cela pour le meilleur et pour le pire. Quels que risques, non négligeable, sont exposés par les propectivistes et par De Rosnay dans son ouvrage: traçabilité des individus, atteinte à la vie privée, virus, spam, piratages, la santé (radiation électromagnétique), l’infopullution,…
De Ropsnay au TEDX 2010 de Paris:
Référence:
(1) Joël De Rosnay.
(2)2020 scénario du futur
Des Idées & des Hommes
Droit de citer
TDEX Paris
Joël de Rosnay
1er janvier 2010
Apprentissage: méthodes et théories.
Parmi les différentes théories de l’apprentissage (Behaviourisme, Cognitivisme, Constructivisme, Humanisme, et Connectivisme) (1) , deux grands pôles se distinguent: l’enseignement magistral et l’enseignement socio-constructif. Dans le première enseignement, plus traditionnel, le professeur énonce les règles et la théorie, les étudiants appliquent et sont évalués sur le produit. C’est à dire qu’ils sont évalué sur la compréhension du travail, sur la réponse,…. En clair, cette théorie est basée sur le résultat. Dans le deuxième enseignement, les étudiants sont plongés dans des ressources qu’ils doivent, seul ou en groupe, manipulées, analysées, argumentées, critiquées,… pour arriver à un résultat. Finalement dans ce contexte, c’est le processus qui est important, c’est la capacité des étudiants à chercher, communiquer, interagir, critiquer,… Le but primordial de l’étape scolaire, est la capacité de mettre son savoir en commun pour résoudre un problème. Soit, s’entre aider pour arriver à une solution. Si je cite Marc Prensky, spécialiste américain des TICE, »Les programmes de demain seront moins fondés sur les connaissances pures que sur les compétences et l´intelligence sociale. »(2) Autrement dit, la théorie de l’apprentissage à mettre en valeur dés aujourd’hui serait celle du connectivisme. Le connectivisme est une thérorie récente, qui s’appuie à la fois sur le behaviourisme(Apprentissage basé sur des tâches), le cognitivisme Apprentissage basé sur des calculs), le constructivisme (Apprentissage basé sur les opinions) et sur les nouvelles technologies.
Principes essentiels du connectivisme: (3)
L’apprentissage et la connaissance résident dans la diversité des opinions.
L’apprentissage est un processus reliant des noeuds spécialisés ou des sources d’information.
Apprendre peut résider dans des appareils non humains
La Capacité d’en savoir plus est plus critique que ce que l’on sait actuellement.
Entretenir et maintenir des connexions est nécessaire pour faciliter l’apprentissage continu.
La Possibilité de voir les liens entre les domaines, les idées et les concepts est une compétence de base.
Obtenir des connaissances précises et mises à jour est ce vers quoi tendent toutes les activités d’apprentissage
connectivistes.
La prise de décision est un processus d’apprentissage en elle-même. L’importance que l’on donne à une information est
variable dans le temps, selon les modifications de l’environnement de cette information.
Taxomanie de Bloom. 1956 (4)

Selon Bloom, psychologue américain spécialisé en pédagogie , il existe 6 niveaux dans l’acquisition des connaissances.
1/Acquérir des connaissances: l’élève d’exécuter une tâche qui l’amène à mémoriser de l’information, à la réciter et à la répéter. Qui représente 72% de l’opération cognitive
2/Comprendre: implique pour l’élève de connaître ce qui lui est communiqué, de transposer l’information tout en restant précis et fidèle, d’être capable d’interpréter, d’expliquer, de résumer une communication dans un ordre différent, selon un point de vue nouveau et d’être en mesure d’en extrapoler l’information. Soit, 4,7% de l’opération cognitive
3/Appliquer: exige de la part de l’élève qu’il transfère de l’information dans d’autres contextes. Qui représente 10,9% de l’opération cognitive
4/Analyser: demande que l’élève soit à la recherche. 7,8% de l’opération cognitive d’éléments, de relations et de principes d’organisation qui assurent la cohésion. Seulement 7,8% de l’opération cognitive
5/Synthétiser: il s’agit pour l’élève de réunir des informations en un tout cohérent, en d’autres mots de disposer, de combiner des éléments et leur donner une structure. 1,6% de l’opération cognitive.
6/Evaluer: l’élève est amené à formuler des jugements sur la valeur du matériel et des méthodes à partir de critères d’appréciation. 2,3% de l’opération cognitive
« Intelligence collective » de Pierre Lévy. 1994

Rappelons nous d’abord que lors de la première édition du livre, en 1994, internet alors non connu du grand publique, Pierre Lévy base ses pensées sur des observations de l’époque et des spéculations. Néanmoins, il nous décris dans ce livre, notre présent, notre futur proche.
Selon Pierre Lévy, philosophe français, « le processus d’émergence de l’espèce humaine, l’hominisation, n’est pas terminée : après l’Homo sapiens voici l’Homo communicans l’émergence d’une intelligence collective, qui produirait un savoir de type nouveau, « moteur » d’une nouvelle civilisation. » (5). Le philosophe indique que l’évolution numérique actuel n’a pas pour but de remplacer l’être humain ou aller vers une intelligence artificielle mais plutôt de favoriser la construction de collectifs de savoir. C’est à dire d’intégrer l’ère numérique avenir, avec des techniques de communication qui serviront à « filtrer les flux de connaissances, à naviguer dans le savoir et à penser ensemble plutôt qu’à charrier des masses d’informations « . Avec cette convergence vers un nouvel ère, vers une intelligence collective, on passe du « connais-toi toi-même à « apprenons-nous à nous connaître pour penser ensemble ». Nous devons donc apprendre des uns des autres et apprendre aux uns aux autres, car il est impossible qu’un seul humain, ou même un groupe, maîtrise toutes les connaissances et compétences. L’intelligence collective se caractérise en plusieurs points: « la centralisation du savoir et des pouvoirs, l’autonomie des individus valorisés en tant que créateurs de sens, l’expansion d’un espace intersubjectif dégagé des contraintes économiques, l’interactivité constante entre les individus et leur environnement (dont les modifications sont perçues et contrôlées en temps réel), la disparition des structures molaires au profit de petites entités autonomes, l’émergence d’une nouvelle convivialité, la civilité et l’éthique. » (6) Mais ce n’est pas une fourmilière où toute les éléments sont stupide mais où le collectif donnent par magie des résultats et produit un comportement intelligent.
références:
(1) Apprentissage
(2)Bienvenue à l’école du futur.
(4) Impact des TIC sur la réussite et la persévérance.
(5) L’intelligence collective , pour une anthropologie du cyberespace. Pierre Lévy. Première édition en 1994
Tice, une réussite!
La Corée du sud

La Corée du Sud est le pays le plus avancé en matière d’infrastructures Tic. 86% des foyers sont connectés au haut débit en 2009(1) et le pays affiche le débit moyen de connexion le plus élevé au monde, à 11 Mbp. Le wifi couvre toute la ville et permet de se connecter partout. Dés 1996 le gouvernement joue la carte Tice pour les établissements scolaires. En 2001, on compte déjà un ordinateur pour dix étudiant(1). Entre 2001 et 2005 la Corée se focalise sur l’initiation aux tice pour les enseignants, mais aujourd’hui chose faite et conquise, le gouvernement insiste et s’investit pour l’utilisation des tice en temps scolaire et extra-scolaire. Selon un article du Figaro, 72% des enseignant utilise les tice pendant leurs cours, et d’ici 2012 les cahier seront remplacés par des tablettes numériques.(3) Le gouvernement favorise et finance les recherches pour le e-learning, qui devient une généralité en Corée du sud. Différentes plates-formes éducatives ( tant pour langues, l’histoire, les mathématiques,… que pour l’art, programmation informatique,..) sont mises à disposition de la population coréenne. Malgré que les étudiants coréens passent moins de temps à l’école (7 750h pour les français et 6 000 pour les coréen) et que leurs classes soit plus surchargées que les nôtres (une moyenne française de 12,2 élèves par classe contre 18,2 en Corée du sud) les résultats aux Test PISA sont très satisfaisants.
Le Danemark
Les Tic sont très diffusées dans les entreprises et dans la population danoise : 83% des familles danoises possèdent au moins un ordinateur et 80% sont connectées au haut débit (4). Comme la Corée du sud, les tice sont implanté dans le pays depuis quelques années. En effet, les tice sont utilisées depuis 1984 dans les établissement scolaires danois. L’accent porté sur l’éducation défend quatre points: l’infrastructure, les ressources, l’intégration des tice dans le programme et l’évaluation (internet y est accessible durant une majorité d’épreuves au bac) et la formation à l’utilisation des tices pour les élèves et les enseignants. L’usage des tice est obligatoire dans toutes les matières enseignées et l’élève peut apporter son propre ordinateur en classe. (5) En terme d’équipement, le Danemark est au top, on compte un ordinateur pour deux dans le milieu du secondaire. 98% des établissements scolaires sont connectés en haut débit. Le pays indique qu’il est beaucoup plus important de savoir trouver une information pertinente de manière rapide sur internet, que d’apprendre par coeur une liste de données. »(6). Plus qu’une éducation solide, la qualité de vie y est surprenante. Les Danois arrivent en tête des habitants les plus satisfaits de leur qualité de vie ( la France se place au 62e rang) (7). 88 % des Danois croient en « la capacité des jeunes à faire face aux défis de l’avenir » (contre à peine 44 % en France) (8) .60 % des jeunes Danois affichent une bonne confiance en leur avenir contre 26 % de leurs homologues français (8)
Le Royaume-Uni

En février 2004, Tony Blair annonce le déblocage d’un budget exceptionnel pour mettre en oeuvre une refonte intégrale de l’école britannique. « Building School for the Futur (BSF) nous permettra de ratrapper des decennies de sous-investissement »(10) annonce le premier ministre. Le programme BSF est le projet éducatif plus vaste et le mieux doté du monde. 60 milliard d’euro seront investit sur le durée du programme (2004-2005). Un peu plus de 10% du capitale investit sera dédié au Tice (11): infrastructure, équipements, réseaux,… Depuis le debut du programme, l’évolution se fait de façon radicale, en effet, aujourd’hui on compte un ordinateur pour trois dans le secondaire et 78% des classes sont déjà équipés de TNI(12). Les projets en cours de devellopement concernent la généralisation des plate-formes éducatives et des environements numérique de travail. Les cinq points clés définis par les plate-formes sont: la gestion de contenus, la personnalisation de l’apprentissage, l’administration, la communication et la collaboration.(13) Comme la Corée du sud et le Danemark, le Royaume-uni fait partie des pays les plus égalitaire.
références:
(1) Cabinet d’analyse Gartner; Septembre 2009
(3)Le Figaro. L’école veut rattraper son retard technologique. 11 septembre 2009
(4)Cabinet d’analyse Gartner Septembre 2009
(5) (6) European Schoolnet. Étude internationale sur les ENT – Ce que nous apprend l’exemple du Danemark EDUCATICE. Paris. 20 novembre 2009
(8)Valeurs actuelles. Septembre 2009
(8)Étude de la fondation pour l’innovation politique. Les jeunesses face à leur avenir. 2008.
(10) Bienvenue à l’école du futur.
(11)Réussir à l’école numérique, rapport Jean-Michel Fourgous, 2010.
École numérique ?
« Que jamais un micro-processeur ne devienne un micro-professeur. »Francis Meynard (1)

Avant tout, il ne faut pas voire les technologies numériques comme une révolution pour la pédagogie mais comme des « outils » révolutionnaire dans les processus productif, collaboratif et collectif des élèves. Le but de ces nouveaux outils attractifs et dynamiques est de créer une passerelle entre une pédagogie actuelle, dites « frontale », à une pédagogie de demain, une pédagogie « active ». En effet, selon François Jarraud, enseignant et fondateur du café pédagogique, « les programmes de demain seront moins fondés sur les connaissances pures que sur les compétences et l’intelligence sociale. les professeurs deviennent des accompagnateurs éclairés et non plus seulement des dispensateurs de savoir » (2). C’est à dire que les professeurs deviendrons des « guides », des « metteurs en scène », des « ingénieurs pédagogiques », des « catalyseurs d’intelligence collective ». Ils se placeront à côté de l’apprenant et non plus face à lui. (3) Pour les élèves, ils seront placés au milieu de l’enseignement, les rendant acteur dans la construction de leur propre savoir. Les programmes seront déstructurés, c’est à dire que les élèves devront acquérir par chacun, donc de façon personnalisée, des compétences listées. (4). La Grande Bretagne croit au « personalized learning », il fait même partie de son plan BSF ( Building School for the Futur, le projet éducatif le plus osé et le plus doté du monde ). Comme le souligne Steve Moss, directeur stratégique de TIC en Grande Bretagne, « En clair, les élèves doivent créer leurs propres hypothèses, se fixer eux-mêmes des buts à atteindre, s’entre-coacher… »(5). C’est à dire que l’apprenant acquière des connaissance à son propre rythme et non à celui du groupe. De plus, l’école se dirige vers un continuum « temps scolaire » / « temps extrascolaire » où les contraintes de perceptions, de temps et d’espace sont gommées . Certains même affirme que l’avenir des écoles est le « lifelong learning centers », des lieux d’apprentissage où l’on peut revenir, tout au long de son existence, pour mettre à jour ses connaissances ou faire profiter les autres de sa sagesse. (6)
références:
(1) Les Technologies de l’Information et de la Communication peuvent contribuer à améliorer les résultats scolaires des élèves. Robert Bibeau
(2) Bienvenue à l’école du futur.
(3) Joël De Rosnay. Les carrefours du futur. Enseigner aujourd’hui.
(4) Anne-Marie Bardi, inspectrice de l’éducation nationale. Bienvenue à l’école du futur.
(5) Bienvenue à l’école du futur.
(6) Randy Fielding.Bienvenue à l’école du futur.
Réussir à l’école numérique, rapport Jean-Michel Fourgous, 2010.
Le Collège
« les élèves d’aujourd’hui ne sont plus ceux que notre système éducatif était censé former ». Marc Prensky, spécialiste américain des TICE. (1)

Le collège, cycle obligatoire dans l’évolution d’un français, est une source d’apprentissage (tant sociale que culturelle) essentielle au bon développement d’un individu. L’étape collégiale, primordiale, est située entre l’école primaire et le lycée. Elle assure le premier niveau de l’enseignement secondaire des étudiants (11 -15 ans). Le collège (7 031 établissements et 3 189 763 ‘élèves en France en 2008-2009) (2) est une source d’interrogation pour de nombreuses structures: sociologues, journalistes, politiques, philosophes, médecins, designers,… Le mal-être ressenti dans les établissements collégiaux est impressionnant, selon l’ Unicef: « Un collégien sur deux n’aime pas (ou peu) aller au collège. » (3), et selon JM Fourgous « En France, a 15 ans, près de 90% des garçons et 87% des filles déclarent ne pas aimer l’école. »(4), « les deux tiers des jeunes de 11 à 15 ans s’y ennuient » (4). Les origines majeurs du mal-etre ressenti sont la peur de participer, de se tromper, les problèmes avec les autres élèves (moqueries, violences,…),… Cependant, comme le souligne de nombreux spécialistes, Il ne faut pas que l’école soit trop déconnectée de la société. Le système éducatif doit tenir compte des nouveaux modes de fonctionnement des élèves. La génération d’aujourd’hui, nommée « digitales natives »(5), baigne dans le numérique. Pour les captiver , il faut se servir de leur culture pour leurs transmettre un savoir. Le fait de leurs parler avec leurs propres outils, permettrait de donner ou redonner, à cette génération numérique, de la confiance en eux.
Il faut savoir que plus 80 % des 12-17 ans déclarent utiliser l’Internet pour leurs études 2,2 heures en moyenne par semaine. 39 % de jeunes sondés ont déjà échangé des notes de cours avec d’autres jeunes de leur école à but pédagogique. Cette génération est à l’aise sur ces supports. Lorsqu’une information est recherché, la plus grande majorité des 12-17 utilise un moteur de recherche. D’ailleurs selon Robert Bibeau , 90 % de ses jeunes, se déclarent à l’aise pour faire une recherche avec un moteur de recherche sur Internet.(6) Mais alors que l’accès à l’internet s’est généralisé dans nos établissements scolaires, En 2008, 99,3% des collèges et lycées sont connectés à l’Internet (7), l’équipement numérique reste faible dans les collèges. En 2008, les collèges français présentent une moyenne de 13,6 ordinateurs pour 100 élèves (8). Cependant la France réagi et à pour objectif , pour 2010 d’arriver à 33,3% soit 3 élèves par ordinateur. (4)
références:
(1) Bienvenue à l’école du futur.
(3) Mal-être au collège : les chiffres.
(4) Réussir à l’école numérique, rapport de Jean-Michel Fourgous, 2010.
(5) Marc Prensky, spécialiste américain des TICE et inventeur de l’expression, les “digital natives”.
(7) Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche. RERS 2009.
France et numérique
« être privé d’ordinateur aujourd’hui pour les publics fragiles, c’est être privé d’accès à l’information, à la culture, à l’éducation, aux services publics, donc être exposé à un risque accru de marginalisation » Éric Besson(1)

Le web 2.0, qui compte , aujourd’hui, 1,6 milliard d’internautes et qui atteindra 2,2 milliards en 2013 (2), est considéré, selon le cabinet d’études Forrester d’ un « espace social de découverte, d’échange, de collaboration et de commerce en temps réel »(3). Cette définition donne donc toute sa place à l’interactivité, à la coopération, et à la mutualisation, des contenus et des acteurs. Aujourd’hui, le web est devenu l’un des « passe-temps » préférés des Français. Avec 3,5% de l’audience totale, la France figure au 6e rang mondial de l’utilisation de la toile(4). Les français passent chaque jour, 2h17 sur la toile, soit 50 minutes de moins qu’à regarder la télévision, mais 50 minutes de plus qu’à écouter la radio. En 2010, l’utilisateur passera plus de temps sur le réseau internet que devant la télévision (4). En France, en 2009, la France compte 70% d’internautes, soit 10 fois plus qu’il y a 10 ans(5) et 67% de la population est équipée d’une connexion Internet à domicile. Cette section de la population française concerne 84% des adolescents, 93% des cadres supérieurs, 66% des ouvriers et 18% des 70 ans et plus.(5) Malgrés tout en un an, de 2009 à 2010, pour les 65 ans et plus : le nombre d’internautes a été multiplié par 116 en un an ! En terme d’équipement, les chiffres nous dévoilent une France équipée. (6) Selon le CREDOC, 74% des Français disposent d’un ordinateur à domicile et 24% des Français en ont même plusieurs chez eux. L’acquisition numérique concerne une très forte majorité de la population de moins de 24 ans. En effet, 94% des 12-17 ans et 89% des 18-24 ans sont équipés d’un micro-ordinateur. 82% des Français (et 83% des adolescents) disposent d’un téléphone mobile(8).
L’utilisation d’ordinateur, la connexion à internet, n’importe où, n’importe quand, est devenue évidente et routinière. Cependant, la France accuse un réel retard sur le numérique à l’école. Les établissements scolaires français se situent au 8e rang (sur 25) européen pour l’équipement en ordinateurs, au 12e rang (sur 25) pour les connexions en haut débit, mais au 21e (sur 25) rang pour l’utilisation de l’ordinateur en classe et au 24e (sur 25) rang pour ce qui est de l’usage de l’outil dans un contexte pédagogique (9). Devant ce retard indéniable et preuves à l’appuie de la réussite des TICE dans certains pays voisins, le gouvernement a décidé de placer le numérique comme action prioritaire sur le territoire. Pour cela, en 2009, le ministre de l’éducation Luc Chatel demande à Jean Michel Fourgous, un rapport sur le numérique à l’école. Docteur en psychologie, ancien ingénieur CnrS à l’Éducation nationale et créateur d’une entreprise dans les nouvelles technologies, Jean-Michel Fourgous est député-maire d’Élancourt (yvelines). Il y pilote depuis quatre ans le projet « École du futur », une série d’expériences audacieuses d’intégration des TIC dans les pratiques éducatives. Même l’opinion publique s’aligne du coté du gouvernement, en effet, selon un sondage IFOP, 88% des francais pensent que l’ordinateur portable fait parties des objets quotidiens pouvant servir de support pedagogique (10). De plus, 68% des internautes français se connectent tous les mois dans le but d’apprendre. (11)
Pour des raisons d’égalité sociale, l’école publique (et gratuite) doit fournir le bagage minimum. Or la rupture entre l’école et le monde des entreprises ne peut qu’augmenter si le système éducatif français ne réagit pas et ne s’aligne pas. En accord avec le « Rapport mondial sur les technologies de l’information », plus un pays développe et utilise les nouvelles technologies, plus son PIB par habitant est élevé et plus il est performant. (12). Selon Bruno Devauchelle, blogueur et chercheur au sein du Cepec, à Lyon: « La France est démunie [à cause] de son fonctionnement immuable, de son approche frileuse des TIC, de son incompréhension culturelle du phénomène qui se déroule sous ses yeux. » (13) La France doit évoluer, il en va de l’égalité des chances, de la réussite scolaire de nos successeur et de l’avenir de notre pays.
références:
(2) Cabinet d’études Forrester.
(4) Fracture et solidarité numériques. CRDP de Paris. La minute du professeur Archambault.
(5) Médiamétrie.
(6) Réussir à l’école numérique, rapport de Jean-Michel Fourgous, 2010.
(7)Étude de l’institut GfK (décembre 2008). Journaldunet.com.
Étude de Microsoft. Scribd.com.
(8) ZDnet.fr, AFP (Gartner, Institut Gfk)
(9) Étude Credoc 2009. La diffusion des Tic dans la société française.
(10) Réussir à l’école numérique, rapport simplifié de Jean-Michel Fourgous, 2010.
(11)Commission of the European communities. Commission staff working document. The use of ICT to support innovation and lifelong learning for all. 2008.
(12) Rapport publié par le Worls Economic Forum (WEF), Le Monde, Philippe Mesmer (jeudi 10 avril 2008).






